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WELCOME.
IN
HAPPINESS-MYSTERY.


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Gabrielle Sanchez, 16ans, est une adolescente__..
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avec ses problèmes, ses amitiés, ses amours...__
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Et son principal soucis reste le grand mystère__o
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des garçons. Mais peut être serait-ce plus__.l.l'
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facile de trouver un petit ami si elle n'avaiti_ll__'
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pas choisit Justin Cooper, lycéen populaire___ll'
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et convoité, comme futur Prince Charmant...__ll_
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Aah, les filles... Toutes les mêmes !_______
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Je ne suis plus là alors vous dormez et vous ne lâchez plus de com's ?!
Nouvelle story : www.laidies-glamour.skyrock.com
Je continue celle ci mais avec des maj's moins fréquentes.
RDV à 100 com's sur les deux derniiers chap' !

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 07:49

Modifié le jeudi 20 mars 2008 03:41

_________________ _Clhapiitre o1 _________________

┌ _________________ ┐_Clhapiitre o1  •   •└ _________________ ┘

Ca me sidère. Qu'elle ai un petit ami et pas moi. Ca me sidère. Comment Eva peut elle avoir un petit ami ? Comment Eva peut elle avoir un petit ami AVANT MOI ? Attention, je ne suis pas en train de dire que ma meilleure amie n'est pas jolie, au contraire...Mais c'est moi qui lui ai enseigné tout ce qu'elle sait ! C'est moi qui ai lu le journal intime de ma s½ur. Journal dans lequel elle écrit tous ses tuyaux en matière de drague.... C'est moi qui ai pris le risque de me faire décapiter en l'amenant au lycée parce que Mademoiselle voulait que je le lui montre ! Alors comment est-ce possible ? Comment l'élève a-t-il pu dépasser le maître ? On n'est pas dans un film de kung-fu, bon sang ! Mais la question n'est pas là après tout....
La VRAIE question c'est pourquoi je n'ai pas de petit copain, MOI ? C'est vrai quoi, j'ai suivit à la lettre ce qui était écrit dans le journal. Et pourtant, je suis toujours célibataire. Alors comment se fait il que les précieux conseils de Leeda –ma grande s½ur- n'ai pas marchés pour moi ? Parce qu'il n'y a qu'avec moi qu'ils ne fonctionnent pas, ces fichus conseils ! La preuve, Eva a un petit ami. Et puis ma s½ur, parlons en de ma s½ur ! Elle est absolument splendide, brillante, audacieuse... Pas étonnant qu'elle ramène tant de garçons à la maison – et je précise qu'il est très rare qu'il s'agisse du même plus de trois fois de suite ! Alors non, ce n'est pas la faute du journal. Mais pourquoi je n'ai toujours pas de copain dans ce cas ?!
Bon, Ok. Il y a un truc qui cloche chez moi. Je ne vois que ça...Ce n'est pas possible autrement. Mais alors quoi ? Je suis plutôt jolie, si on oublie le fait que mes cheveux rebiquent de partout et que ma silhouette n'est pas aussi fine et allongée que celle des autres femmes de la famille Sanchez. Je suis plutôt intelligente, et j'ai de bonnes notes... A part en Mathématiques, en Physique Chimie et dans toutes les autres matières scientifiques, bien entendu. Je ne suis pas spécialement sportive –si l'on s'en tient à mes notes pitoyables en EPS !- mais je suis très souple. Je sais faire les desserts ! Voilà au moins un truc qu'on ne peut pas contester. Mais bon....A quoi sert de savoir faire des desserts dans la quête au Prince Charmant ?!Pas à grand-chose –sauf si le Prince en question raffole des pâtisseries, ce qui n'est évidemment pas mon cas.
Ca me sidère. Toutes les filles de cette satanée planète ont un petit copain SAUF MOI !! Bon d'accord peut être pas toutes, sans exception.... Mais je suis certaine que toutes les représentantes de la gente féminines de plus de quinze ans sont déjà sorties avec un garçon. Sauf peut être Madame Carillou, notre conseillère d'orientation – ne me jugez pas ! Vous n'avez jamais vu son nez !- et encore. Et puis elle a une excuse –allez trouver un amoureux avec des lunettes à la Harry Potter et des fringues du dix-septième siècle, vous ! Mais moi, non. Moi je n'ai aucune excuse.
Ca me sidère. Et puis c'est vrai quoi, une fille de seize ans ne devrait pas avoir à risquer sa vie pour qu'un garçon la remarque. Et je risque ma vie chaque fois que je vole le journal intime de ma s½ur pour qu'un garçon –n'importe lequel- s'intéresse un peu à moi ! Sans succès, bien entendu.
Et puis qu'est-ce qu'ils ont tous avec les filles casées ?! Eva sort avec son Alexandre depuis à peine deux jours et tous mecs de seconde se mettent à lui demander son numéro de téléphone. Et moi à côté, je dois me retenir pour ne pas crier « Hé oh ! Les mecs ! Je suis célibataire moi ! » Parce que si je faisais ça, j'aurais encore moins de chance –si c'est possible- que l'un d'entre eux me demande de sortir avec lui.
Et si seulement il n'y avait que ça... Mais il n'y a pas que ça justement ! Il y a cette sale peste qui règne au lycée et qu'on appelle plus communément « popularité ». De quel droit se permet elle de choisir qui sont les gens cool ou pas?! Je dois bien avouer que je ne l'ai pas toujours détestée. Mais c'était avant.... Avant que tout l'établissement Napoléon Bonaparte –collège ET lycée- n'apprenne que mes cheveux frisaient à cause de l'humidité au lieu de rester impeccablement lisses –même par temps de forte pluie- comme ceux de ma s½ur Leeda. Avant qu'on me rabaisse au grade de « s½ur d'une personne cool ». Tout ça pour deux malheureux cheveux qui rebiquaient! Mais que fait la justice, bon sang ?! C'est de la discrimination !
Je crois que je vais faire une dépression nerveuse. Et quand on m'internera en hôpital psychiatrique parce que je serais devenu complètement cinglée à force d'être rester cloîtrer dans ma chambre à me morfondre pendant que ma meilleure amie se fera peloté par Alexandre –qui n'a rien d'extraordinaire sauf peut être l'énorme touffe de cheveux noirs qu'il a sur le crâne- on découvrira que je suis à un stade très avancé de la « psychose du couple ». Ou un truc du genre. Ou alors, solution tout à fait plausible également : je finirais seule dans un vieil appartement miteux à travailler comme femme de ménage dans une école pour les défavorisés pour nourrir mes soixante-dix-sept chats. Et soixante-dix-sept chats...ça en fait du « Miaou ! »
Je ne peux pas laisser faire une chose pareille.
Je ne peux pas les laisser m'interner en hôpital psychotique.
Il faut que je fasse quelque chose.
Il faut ABSOLUMENT que je fasse quelque chose.
Parce que j'en ai marre de toutes ces filles qui entrent dans des jeans taille extra-small alors que, de mon côté, je suis obligé de me battre avec mon pantalon si je veux fermer le bouton d'un trente-six ! Parce que j'en ai marre d'avoir l'air d'une idiote quand je dis que je n'ai QUE onze de moyenne en seconde.
Soudain, la sonnerie de mon téléphone portable résonne dans mes oreilles : « I've hit the highway, and I'm not comin home I'm gonna drive... » chante Vanessa Hudgens.
Tiens ! Prenez Vanessa Hudgens par exemple, a-t-elle seulement un kilo en trop ?! Non. Et a-t-elle un petit ami ? Oui, bien sûr –du moins, je crois. Et c'est d'ailleurs le garçon le plus sexy de toute la planète ! Je n'en demande pas tant.
« I'll do it my way, I'll call you on the phone, When I arrive » clame t'elle.
Je reviens enfin à la réalité et saute sur mon portable avant que la jolie chanteuse n'est eu le temps de commencer la troisième partie de son refrain.
- Allo ? je demande en collant le combiné à mon oreille.
- Gabee ! hurla une voix de l'autre côté.
- Ah....c'est toi Eva, je dis d'une voix déçue.
- Ben oui, c'est moi. A qui tu t'attendais ?
- Je ne sais pas.
Bien sur que si je sais à qui je m'attendais. A mon Prince Charmant ! Sauf que les Princes Charmants ça ne vous téléphone pas. Les Princes Charmants ça escaladent votre portail, ça traversent votre jardin en évitant le chien, et ça grimpent jusqu'à votre balcon pour vous chanter une chanson. Comme Troy Bolton dans High School Musical. Mais bien sûr, ça n'arrive que dans les films.
- Oh Gabee ! Tu ne devineras jamais d'où je t'appelle ! reprend Eva.
Silence. Je sais qu'Eva veut que je cherche. Mais moi, je n'ai pas envie de chercher. Et puis ça rime à quoi, hein ! Pourquoi les gens s'entêtent ils à vous faire deviner où ils se trouvent alors que, deux minutes auparavant, ils vous disaient que vous ne devineriez jamais ?!?
- Je suis dans les toilettes du Paradize !!! Tu te rends compte ?
Le Paradize ? Elle a bien dit le Paradize ? Non mais je rêve ! NON MAIS JE RÊVE ! Son petit copain a emmené Eva déjeuner dans un restaurant branché ! Je suis sûre que je ne pourrais même pas me payer un verre d'eau si j'y mangeais. Je ne rigole pas. Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte, mais les miroirs de leurs toilettes sont en platine. EN PLATINE !!
J'ai du poussé un petit cri de surprise sans m'en rendre compte car Eva réplique :
- Je savais bien que tu serais étonnée.
- C'est sur, je réponds.
Je dois me retenir pour ne pas ajouter « Qui aurait pu croire que Monsieur-touffe-de-cheveux-noirs avait les moyens d'emmener sa petite amie déjeuner au Paradize ! » J'y ai été une fois. Quand Maman sortait avec le propriétaire du restaurant –je vous jure que ma mère est sortie avec un homme qui pèse plus de cent mille euros par ans ! Mais ce n'est plus le cas.
- Bref, si je t'appelle c'est surtout pour te demander conseil.
Me demander conseil ? A MOI, la fille qui finira avec toute seule avec ses soixante-dix-sept chats ? Non mais elle rigole là !
- Ce n'est pas à moi qu'il faut demander conseil Eva. Et tu le sais très bien.
- Non, mais je pensais que tu pourrais peut être aller chercher le journal de Leeda...
Je jette un coup d'½il en direction de la porte de la chambre de ma s½ur sur laquelle cette dernière accrochée des photos d'elle et de ses amies, ainsi qu'un petit panneau sens interdit avec écrit « Interdit aux idiotes (Gabee c'est pour toi) ». En tendant l'oreille, je crois entendre le refrain de Dis moi des BB Brunes.
- Désolée, je ne peux pas. Elle est dans sa chambre en ce moment.
- Allez Gab' ! Fais ça pour moi ! J'ai besoin de ton aide, me lance Eva d'un ton suppliant.
- Bon, c'est d'accord. Ne raccroche pas, je laisse le téléphone sur mon lit.
Discrètement, je sors de ma chambre et traverse le couloir à pas feutrés. Je pose ma main sur la poignée de la porte et l'ouvre sans un bruit. Leeda est assise à son bureau, au téléphone avec une de ses amies. Zut ! Elle me tourne le dos. Je suis donc obligée de mener ma mission à bien, sans quoi, je vais me sentir coupable de ne pas avoir fait ça pour ma meilleure amie. Je me glisse à l'intérieur de la pièce et ferme la porte le plus délicatement possible. Mes yeux scrutent tantôt Leeda, tantôt sa table de nuit où est caché son journal intime, comme si j'assistais à un match de tennis. Droite, gauche, droite, gauche. J'avance doucement et commence à contourner le lit. Soudain, Lee se lève et se retourne en agitant les mains. Aussitôt je saute sous le lit, et me cogne l'épaule contre le matelas. Je pousse un juron sans pouvoir me contrôler, mais par chance, ma s½ur est trop absorbée par sa discussion pour m'entendre. Je commence à ramper sous le lit.
- Non mais attends ! Il y a des limites quand même. Qu'elle porte le même jean deux jours de suite passe encore mais là ça fait carrément une semaine qu'elle s'habille exactement pareil ! On ne peut pas s'afficher avec des gens comme ça, crie Leeda dans son portable.
Et là, alors que je touchais presque le tiroir de sa table de nuit, elle s'étale de tout son long sur le lit. Le matelas m'aplatit contre le sol –aïe mon épaule ! Et pourtant Lee ne doit pas peser plus de quarante-cinq kilos –trois kilos de moi que moi, sauf qu'elle mesure un mètre soixante-dix quand je ne fais pas plus d'un mètre soixante. J'essaye de bouger, sans succès.
- J'ai déjà assez de mal à la faire accepter du reste du groupe... Et puis on a beau l'aider, rien n'y fait ! Tu te souviens, le slim rouge Le temps des Cerises que je lui ai offert il y a deux mois ? Et bien elle ne le met pas, soit disant parce que le rouge n'est pas sa couleur ! continue de déblatérer Lee.
J'ondule sur le parquet, avalant de la poussière à chaque fois que j'inspire –une chance pour moi que je ne sois pas asthmatique ! Bientôt, et non sans mal, j'arrive à hauteur de la table de nuit. Je sors ma main de sous le lit en priant pour que ma s½ur ne regarde pas dans cette direction. J'ouvre le tiroir le plus discrètement possible et tâte l'intérieur à la recherche de quelque chose qui aurait une tête de cahier rose fushia. J'arrive finalement à l'extirper de tout ce bric-à-brac et referme le tiroir de la table de nuit. Tout à coup, Leeda se tait et se redresse en position assise. Je vois ses pieds juste devant moi et j'ai peur qu'elle ne jette un coup d'½il sous le lit pour voir ce qui aurait bien pu faire un tel bruit. Par chance, elle n'en fait rien. Je rampe jusqu'à l'autre bout du lit et, doucement me lève. Puis, en quatrième vitesse, je sors de la chambre avant que Lee ne se retourne.
Je cours jusqu'à ma chambre, et claque la porte. Je me rassois sur mon lit, hors d'haleine et colle le téléphone à mon oreille.
- Ok, Eva. Je l'ai.
Silence.
- Eva ?
Nouveau silence.
- Eva ? Tu es là ?
Ce n'est qu'après cinq minutes d'attente que je comprends enfin. Eva a bel et bien raccroché.



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Alors, comment trouvez-vous ce début ?
Faites-moi part de vos impressions (critiques et compliments sont acceptés!) avec un petit com'z....


5o com's ?

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 10:44

Modifié le dimanche 03 février 2008 06:25

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Le seul moyen que j'ai trouvé pour remettre le journal en place sans que Leeda ne s'en aperçoive a été d'aller lui louer le DVD de The Holiday et de lui préparer des crêpes au sirop d'érable. J'ai été frappé à sa porte et lui ai expliqué qu'Eva m'avait prêté le film et que j'avais fais trop de pâte à crêpe –chose qui n'arrive évidement jamais, car mes dosages sont toujours parfaits !- et elle est descendue aussi sec. J'ai donc pue reposer son journal intime sans trop de difficultés, Lee étant trop occupé à déguster son goûter et à fantasmer sur Jude Law !
Mais ce n'est pas parce que tout c'est bien passé que je ne suis pas en pétard contre Eva ! J'ai risqué ma vie pour l'aider. Si, si, je vous jure que Leeda est capable de tout. Même de zigouiller sa petite s½ur parce que cette dernière lui a piqué son journal pour venir en aide à une copine dans le besoin. Bref...
Ce matin Eva m'a rejoint devant le lycée, le sourire aux lèvres. LE SOURIRE AUX LEVRES ! J'aurais pu être décapitée à l'heure qu'il est. Et elle souriait de toutes ses dents. Autant vous dire que je ne vais pas laisser passer ça. Elle espérait sûrement que je passerais l'éponge, que je ferais comme si de rien était. Sauf que je ne suis pas ce genre de personne, et elle le sait très bien.
- Alors, comment c'était avec Alex ? je demande, en appuyant bien sur le Alex.
Elle n'est ni surprise ni déconcentrée par ma question. Du moins, si c'est le cas, elle ne le laisse pas paraître.
- Très bien. Il est tellement adorable, tu sais...
- Et tu n'as pas eu trop de mal à t'en sortir ?
Elle parait déjà beaucoup moins à l'aise. Je la fixe. Elle finira par craquer, elle finit toujours par craquer.
- Oh, excuse-moi Gabee... finit elle par me dire en posant sa main sur mon épaule – qui, soit dit en passant, me fait toujours aussi mal. Mais je ne pouvais quand même pas rester caché dans les toilettes indéfiniment ! Et toi qui n'arrivais pas... Tu imagines ce qu'aurait pensé Alex si j'étais restée une heure aux toilettes ?
Je ne préfère pas, non. Mais malheureusement, c'est trop tard. Je vois déjà Alexandre dire à Eva qu'il la largue parce qu'elle est du genre....Enfin ! Il faut que je chasse cette vision d'horreur de mon cerveau.
- Ouais, bon tu as peut être raison, j'admets enfin. Mais j'ai risqué ma vie pour toi, Eva ?! Est-ce que tu en es consciente ?!
- Oh oui, Gab ! me lance elle en me serrant dans ses bras. Tu es une fille formidable ! Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu n'as toujours pas de petit copain !
Moi non plus, Eva. Moi non plus. Et ce n'est pas faute d'avoir chercher cette fichue raison !
C'est étrange, mais je suis heureuse quand j'entends la sonnerie du lycée qui m'indique que je dois aller en cours. Sûrement parce que j'en ai marre d'écouter Eva faire l'éloge de Monsieur-touffe-de-cheveux-noirs ! Je dois me retenir pour ne pas hurler un truc du style « Eva, boucle là, tu veux ?! » ou « Mais qu'est-ce que tu veux que ça me fasse qu'il porte des caleçons DIM ? » Parce que elle me l'a dit. Qu'Alexandre portait des caleçons DIM, je veux dire. Elle m'a aussi répété tout ce qu'il lui a raconté hier au Paradize. Pour faire court : il existe des chaussettes avec les verbes irréguliers en anglais –il faudra que je m'en souvienne-, il chausse du quarante et un, sa famille possède une résidence secondaire dans le Sud de la France et son arrière-grand-mère est morte à l'âge de cent sept ans. Et le pire dans tout ça, c'est qu'Eva ne semble même pas se rendre compte que tout le monde s'en fiche que la grand-mère –l'arrière grand-mère, pardon- de son petit copain soit décédée à l'âge de cent sept ans ! Parce que...elle est morte de tout façon ! Bon je sais, c'est un peu dégoûtant de dire ce genre de trucs. Mais c'est la réalité, bon sang !!
Mais il n'y a pas que ça, vous vous en doutez. Je pourrais écouter Eva parler de son petit ami pendant des heures si ça pouvait m'éviter deux heures de Physique Chimie ! Non, je suis contente d'être rentrer en cours parce que je suis à côté de la fenêtre. Et de là, je peux apercevoir mon Prince Charmant....
Le Prince Charmant en question s'appelle Justin Cooper et c'est le garçon le plus beau du lycée –que dis-je de tout le département ! Les cheveux blonds comme les blés, les yeux –revolvers, non je blague...quoi que !-bleus lagon, les muscles saillants, la peau halée. C'est lui, mon rêve américain à la Zac Efron !! Et croyez-moi, j'ai déjà tout prévu. Quand ce coureur de jupon en aura assez de les courir –les jupons, s'entend- il me demandera de sortir avec lui. Nous nous installerons dans une somptueuse villa sur la plage et comme cadeau de mariage –car j'ai bien l'intention de l'épouser- il m'offrira un petit cabriolet décapotable vert pomme. Nous aurons trois enfants : Lilly, Luna et Léo. Trois enfants adorables dont je m'occuperais pendant que Justin sera en déplacement. Il sera célèbre dans le monde entier pour ses talents de mannequin –évidement !- et sera nommé ambassadeur des marques Giorgio Armani et Yves Saint Laurent.
Enfin, il faudrait déjà que je trouve le moyen de lui parler. Chose impossible bien sûr, puisque chaque fois que je me retrouve en face de lui, je ne suis pas capable d'aligner trois mots –il m'a demandé ma gomme une fois, en permanence, je tremblais comme une feuille et la gomme est tombée et a traversé la pièce en roulant, c'est vous dire le niveau ! Et puis il est assez compliqué à approcher, avec toutes ces filles qui lui tournent autour constamment ! Des blondes, des brunes, des rousses, aux yeux verts, bleus gris....mais que de superbes déesses grandes et minces, évidement. Les filles comme moi, un peu moins jolie, un peu moins grandes et un peu moins minces, se contentent de rêver et de le regarder par la fenêtre de la salle de Chimie, comme je le fais en ce moment.
De temps à autre, je jette un coup d'½il sur ma voisine. Voilà maintenant quatre mois que l'année scolaire à débuter et je ne sais toujours pas comment elle s'appelle. Il faut dire qu'elle n'était pas au collège à Napoléon Bonaparte comme la majorité des élèves de ma classe... Elle porte une longue jupe mexicaine violette, un débardeur orange et un tas de bracelets multicolores aux poignets qui tintent dés qu'elle bouge les bras. Ses cheveux châtain clair sont emmêlés car elle ne cesse de passer sa main dedans pour repousser les mèches qui tombent délibérément devant ses yeux... Je tourne à nouveau la tête du côté de la fenêtre... Horreur ! Justin est partit. Ma voisine de table sera donc mon seul centre d'intérêt pendant l'une heure et demie de cours qu'il reste.
Elle griffonne sur un cahier bleu turquoise. En me redressant et en me penchant un peu dans sa direction je vois qu'il s'agit du corps d'une femme sur lequel elle est, en ce moment même, en train de dessiner une robe –très- échancrée au niveau du décolleté. Jusqu'au nombril, comme les robes que porte Audrey Tautou dans Hors de Prix. C'est plutôt joli...
Le prof commence à dicter quelque chose à toute vitesse et tout le monde se précipite sur son classeur. Sauf moi. Et ma voisine –dont le nom m'est toujours inconnu. Apparemment, la Physique ne l'intéresse pas beaucoup non plus –dans mon cas, ce serait plutôt PAS DU TOUT, mais bon. Peut être que l'on pourrait être amies toutes les deux... Quoi que, non, il ne vaut mieux pas. Justin Cooper ne m'abordera jamais si je traîne avec une fille qui a de si beaux yeux ! Deux grands yeux bleus-gris légèrement bridés. N'importe quel garçon fonderait devant de tels bijoux ! Et moi à côté, avec mes yeux bruns... Connaissez-vous quelque chose de plus banal que les yeux bruns ? Pas moi.
La robe, le sac et les chaussures que ma mystérieuse voisine dessine sont splendides ! Si vous voulez mon avis –et même si vous n'en voulez pas, j'ai bien l'intention de vous le donner!- elle aura vite fait d'être embauchée par une grande marque de haute couture genre Chanel ou bien Dior. Parce qu'elle a du TALENT. Un réel talent. Contrairement à moi qui ne sais rien faire, si ce n'est la pâtisserie.
Enfin, après deux heures d'ennui, la cloche du lycée retentit. Ca tombe plutôt bien, je commençais à avoir faim... Il faut dire que la robe couleur chocolat que ma voisine –dont le prénom m'échappe toujours- ne m'a pas aidé !
S'il y a bien un point positif de mon passage en seconde c'est la cafétéria. Comment ai-je bien pu supporter cet affreux self où même les Magnum n'étaient pas bon ?! Si j'avais su ce qui se cachait derrière l'amphithéâtre du lycée... Une cafet avec un distributeur de boissons froides ET chaudes ! Je fais glisser mon plateau blanc sur les tablettes d'acier chromé et m'arrête devant les éclairs aux cafés. J'en prends un. Tant pis pour mon stupide régime –qui n'en est finalement pas un étant donné que je continue de manger n'importe quoi ! Je pose mon dessert entre ma part de pizza et mon cappuccino. Je me dresse alors sur mes pointes de pieds et parcours la salle du regard à la recherche d'Eva. Je l'aperçois enfin à l'autre bout de la cafétéria, à la table favorite des élèves de Terminale.
- Salut Eva, je lui lance en m'asseyant en face d'elle.
- Alors...ce cours de Physique ? Je suppose que tu n'as rien écouté, une fois de plus.
- Pourquoi est-ce que j'écouterais ? Je ne pige rien.
- Forcément si tu n'écoute pas, tu ne risque pas de comprendre quoi que se soit.
Eva me reproche toujours de ne pas écouté en cours de Physique Chimie –et en cours de Maths- parce qu'après elle est obligée de tout me ré expliquer... Parce qu'Eva, contrairement à moi, est TRES douée pour les matières scientifiques.
- Oh ça va, hein.... De toute façon j'étais occupée.
- Ah oui, j'oubliais que Justin Cooper et ses copains se roulaient un pétard devant la salle de Chimie à cette heure là, me répond t'elle en buvant une gorgée de son capuccino.
Bizarrement, Justin ne lui fat plus aucun effet depuis qu'elle sort avec Alexandre.
- Je te signale qu'il ne fume que des Malboros et qu'il ne les partage pas avec ses copains.
- Lui, peut être... Mais j'ai vu un mec de sa bande se rouler un pétard derrière l'amphithéâtre l'autre jour.
« Ses copains peuvent bien faire ce qu'ils veulent, ça m'est égal. C'est Justin et lui seul qui m'intéresse ! » ai-je envie de répliquer. Sauf que je n'ai pas le temps de le faire parce que Monsieur-Touffe-de-Cheveux-noirs vient de débarquer et de s'asseoir à côté d'Eva.
- Salut, me lance t'il.
Il porte un pull bleu turquoise à rayures blanches. Ou peut être est-ce le contraire ? Un pull Blanc à rayures bleu turquoise. On ne sait jamais avec les pulls rayés de toute manières.
- Salut.
- Hum...tu t'appelles comment déjà ?
« Hé ho, abrutit ! On est dans la même classe de SES tu te souviens ?! » je suis prête à lui sortir –sans le abrutit bien sûr. Sauf que je me désiste au dernier moment en me rappelant que j'ai beau être dans la même classe que ma voisine de Physique, je ne sais toujours pas comment elle s'appelle !
- Gabrielle. Gabee pour les intimes.
- Ok. Alors....je peux t'appeler Gabee ?
NON mais tu rêve ou quoi ?! Ce n'est pas parce que tu es le petit ami de ma meilleure copine que tu fais partie de mes amis proches !
- Oui. Si tu veux, je m'entends répliquer.
- Cool...
Je jette un coup d'½il à Eva qui affiche un sourire niais. Apparemment, le fait que sa meilleure amie et son copain s'entendent bien lui fait plaisir. Heureusement qu'elle ne lit pas dans mes pensées.... Je retourne à ma pizza.
Une demie heure plus tard, les terminales –dont la classe de Justin et celle de Leeda- entrent dans la cafétéria. Un garçon grand –très très grand !- et mince, enveloppé dans une veste en cuir s'approche de nous et pose son plateau à côté du mien.
- Puisque vous avez fini de manger, ça ne vous dérangerait pas de nous laisser la place ?! nous demande t'il d'un air qui me fait comprendre que, même si ça me dérange, il n'a pas l'intention de s'asseoir ailleurs.
- Ben, le truc c'est que...si, justement, lui sort Alex –sûrement histoire de faire son intéressant devant Eva, chose qu'il n'est plus obligé de faire puisqu'il sort déjà avec elle.
En voyant approcher une jolie tête blonde devant une bande de six ou sept garçons, je m'empresse de rattraper le tir.
- Fais pas attention à lui, je réplique. C'est un idiot.
- Je ne te le fais pas dire, me réponds le garçon.
Je ne préfère même pas imaginer la tête que fait Eva. Et puis de toute façon, je suis bien trop occupée à fixer Justin Cooper. Je me jette sur mon plateau et me lève d'un bond pour lui céder ma place.
- Merci, c'est sympa, Miss... me dit le beau gosse en s'approchant de ma place.
MISS ! Je rêve ! Justin Cooper m'a appelé MISS !
Il pose son plateau et s'assoit sur MA chaise. Il s'appui sur le dossier.... Attendez une minute ! C'est ma veste qui est posé sur le dossier en question ?! Oui, c'est bien ça. Justin Cooper vient de s'adosser à MA veste !
- Oh, excuse-moi, je lui dis en retirant mon blouson de la chaise.
- Pas de problème....
Je sens mes joues s'empourprer.
Je vais poser mon plateau, et sors de la cafétéria. Une fois dehors, je colle mon blouson contre mon visage. Il sent son odeur ! MON blouson sent l'odeur de JUSTIN COOPER ! Un mélange de parfum de tabac et de Code par Armani. Mes paupières se ferment tandis que j'emplis mes poumons de son odeur...
- Qu'est-ce que tu fais ? me demande Eva avec des yeux ronds.
Soudain, la réalité reprend le dessus. Je rouvre les yeux, et écarte ma veste de mon visage.
Vous savez quoi ? La vie est injuste. Elle est injuste sauf avec les garçons mignons -comme Justin- et les jolies filles minces –comme Leeda. Je dis ça parce que je viens de me rendre compte que je n'ai absolument aucune chance de sortir avec le mec le plus populaire du lycée. D'une parce que la concurrence est rude. Et de deux parce que je suis trop petite, pas assez mince et pas assez joli pour faire partie des prétendantes au titre de « petite amie de Justin Cooper ». Je sais ce que vous allez me dire. Si je veux tellement maigrir, je n'ai qu'à entamer un régime, ou faire du sport. Sauf que je n'y arrive pas. Et c'est valable pour le sport ET pour le régime !
J'ai lu dans Gossip Girl qu'une heure de sexe faisait brûler trois cent soixante calories... Le problème dans tout ça c'est que, d'une je ne suis pas prête à sauter le pas, et de deux je n'ai pas de petit copain avec qui le sauter justement.
Attendez... C'est moi qui viens de dire ça ?! C'est moi qui viens de dire que une heure de sexe faisait brûler trois cent soixante calories ?! Non mais je suis complètement cinglée ou quoi ?!


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Alors, comment trouvez-vous ce chapiitre ?
Faites-moi part de vos impressions (critiques et compliments sont acceptés!) avec un petit com'z....


1oo com's ?

# Posté le lundi 07 janvier 2008 15:40

Modifié le dimanche 03 février 2008 06:26

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Partiie o1





Nous sommes à table depuis plus d'un quart d'heure et Maman et Leeda ne se sont toujours pas adressées la parole. Tout ça parce que Lee veut faire un fête Samedi prochain...
- Au fait Lee, combien tu as eu en Espagnol ? je demande, histoire de détendre un peu l'atmosphère
Vous voyez, si on m'avait posé cette question à MOI, elle aurait eu l'effet inverse. Mais Leeda est brillante, ce qui n'est pas mon cas, vous l'aurez compris. . Le problème c'est qu'elle est tellement en pétard qu'elle ne répond même pas.
- Leeda, commence Maman.
- Ne m'adresse pas la parole, répond celle-ci en lui jetant un regard glacial.
- Leeda, écoute moi... Je ne fais que jouer mon rôle de mère.

Un bruit de chaise qu'on écarte et qui grince sur le parquet, celui d'une serviette jeter sur les couverts... Leeda est déjà debout.
- Ton rôle de mère ?! Tu fous en l'air ma jeunesse avec tes conneries ! Tu es toujours la première personne à nous dire que les années du lycée sont les meilleures !
Sur ce coup là, elle marque un point.
Personnellement, j'espère que ce n'est pas le cas. Parce que mes années de collèges et de lycées sont loin d'être génialissimes ! Pour le moment, en tout cas.
- Et puis pourquoi est-ce que tu m'interdis de faire cette fête, bon sang ?!? reprend Lee en parlant de plus en plus fort.
Voilà, c'est dans ce sens là que ça se passe chez moi. C'est la fille –enfin Leeda- qui hurle sur la mère. Ce que j'aimerais avoir une famille normale ! Avec un père, une mère, un chien qui ne dort pas sur les lits et une s½ur qui vous conseille au lieu de faire comme si vous n'existiez pas...
- Je m'inquiète pour ton avenir ma chérie.
- Tu t'inquiètes pour mon avenir ? Non, mais je rêve ! C'était quand la dernière fois que je t'ai ramené une note en dessous de quinze ?!
Deux points pour Lee.
- Ne me parle pas sur ce ton, c'est compris ?! réplique Maman en se levant à son tour. Si je ne veux pas que tu fasses cette fête c'est parce que je ne serais pas là tout le week-end, et si tu as un problème....
- Ah....
Leeda retourne s'asseoir, un petit sourire aux lèvres. Je sais qu'elle a quelque chose derrière la tête. Je sais ce qu'elle a derrière la tête même. Et je ne comprends vraiment pas comment Maman peut ne pas voir venir ce qui se passe !
Mais une chose est sûre. Dimanche matin, la maison ne sera pas dans son état normal....
Le reste du repas s'est déroulé comme il a commencé : dans le silence le plus complet. Leeda a finalement réussis à effacer son sourire de ses lèvres et ma mère n'a absolument rien remarqué. Elle n'a même pas eu l'air de trouver étrange que Lee se laisse faire aussi facilement...Enfin, autant vous dire qu'une fois le dîner terminé, j'ai filée dans la chambre de Leeda, où je me trouve en ce moment....
- Lee, je commence en déglutissant difficilement.
- Oui, me réponds elle sans lever les yeux de son exemplaire du magazine Girls.
- Tu ne vas quand même pas faire cette fête sans mettre Maman au courant, si ?
- Non, dit elle en posant son magazine sur ses genoux.
Je me sens soulagée ! Lee me fixe, un petit sourire aux lèvres.
- Ce que tu n'as pas l'air de comprendre Gabee, c'est que je l'ai DEJA mise au courant, continue ma s½ur en replongeant dans sa lecture. Je lui ai déjà dit que j'avais l'intention de faire une fête. Elle n'est seulement pas obligée de savoir que je vais la faire sans son accord.
Je vous avais bien dit qu'elle était brillante. Il faut que j'apprenne à poser des meilleures questions. Oui c'est ça, de meilleures questions.... Le genre de questions aux quelles on ne peut pas répondre sans mentir.
- Alors, tu vas faire cette fête samedi ? je demande.
- Oui.
- Mais Maman va s'en apercevoir, Lee ! Réfléchis....
- Maman ne s'en apercevra pas si tu ne le lui dis pas.
Je tourne les talons et me dirige vers la porte. J'ai bien l'intention de parler de toute cette histoire à Maman... Parce qu'il est hors de question, je dis bien hors de question que la maison soit envahit par une bande de jeunes défoncés !!
- Justin Cooper sera là... me lance Leeda avant que je n'ouvre la porte.
Je m'arrête net.
- Ok, je dis en me tournant ver ma s½ur.
Leeda sourit. Elle doit certainement se dire que je suis la fille la plus prévisible du monde. Mais ça m'est égal ! Justin Cooper... JUSTIN COOPER.
J'ouvre la porte de sa chambre et me prépare à sortir quand quelque chose me traverse l'esprit. Est-ce que Leeda est déjà sortie avec Justin ? C'est vrai, quoi. Lee est déjà sortie avec la majorité des élèves masculins de Napoléon Bonaparte et Justin a toutes les filles du lycée à ses pieds. L'un est le garçon le plus populaire de la ville et l'autre est la fille que tous les garçons désirent et que toutes les filles désirent d'être. Il serait donc plus que logique qu'ils soient déjà sortis ensembles.
- Leeda...
Je déglutit et continue sans me retourner :
- Est-ce que t es déjà...enfin... Justin et toi, vous... je bafouille.
Ma s½ur éclate d'un rire bruyant et aigu.
- Non, pas encore.
Pas encore ? PAS ENCORE ?! Non mais c'est quoi cette réponse minable ?!? Est-ce que ça veut dire qu'elle a l'intention de sortir avec lui ? Peut être qu'elle veut même « conclure » pendant sa fête samedi. Oh non, pitié non !
- Mais j'ai tout le temps pour ça, pas vrai ? Et puis je ne suis pas le genre de fille qui court après les garçons.
Je confirme. Et Justin Cooper n'est pas vraiment le genre de garçon qui court après les filles non plus. Peut être que finalement, aucun des deux n'invitera jamais l'autre et qu'ils ne sortiront jamais ensemble...
- Il est mignon. Nous formerions un beau couple et tout le monde parlerait constamment de nous... Ce serait assez plaisant.
J'imagine qu'elle sourit en imaginant son avenir dans les soirées les plus huppées de la ville avec le splendide Justin Cooper en smoking Armani à son bras.
- Mais, Lee, tout le monde parle déjà de toi constamment ! je lâche en me retournant brusquement vers ma s½ur.
- Ne t'inquiète pas Gabee, me répond elle en se levant. Je te laisse un peu d'avance, histoire que tu es ta chance avec lui.
Elle sourit, sort de la chambre et va s'enfermer dans la salle de bain.
Alors comme ça, Justin Cooper est un trophée ? Et Leeda a l'intention de l'ajouter à son tableau de chasse... Comme si ça ne suffisait pas d'être en compétition avec toutes les autres filles du lycée, il faut en plus que ma s½ur s'en mêle !
Peut être que je devrais viser moins haut ? Peut être pourrais-je me contenter d'un seconde semblable à Alex... Mais pourquoi est-ce que je ne pourrais pas être une héroïne pour une fois ?! Pourquoi est-ce que la fille banale que je suis ne pourrais t'elle pas sortir avec le garçon le plus populaire du lycée ? Comme Sam et Austin dans A Cinderella Story ?




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Alors, comment trouvez-vous cette 1ere partiie ?
Faites-moi part de vos impressions (critiques et compliments sont acceptés!) avec un petit com'z....


1oo com's ?

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 13:06

Modifié le dimanche 03 février 2008 10:34

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Partiie o2
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Sept heures du matin, mon réveil sonne.
Sans sortir la tête de sous mon oreiller, je le cherche en tapant sur ma table de nuit. Ah ! Le voilà... Je l'attrape et le fracasse contre le verre de ma table de chevet. Ce que je peux détester ce fichu réveil !! Enfin, je me rendors comme si de rien n'étais. Du moins, j'essaye.
Cinq minutes plus tard, la porte s'ouvre sur Leeda, les cheveux déjà lisses et coiffés. Je n'arrive pas à croire que, même au réveil, ma s½ur soit aussi belle...
- Gabee ? me lance t'elle.
Je ne réponds pas et fais comme si je dormais encore. Avec un peu de chance, elle finira par s'en aller.
- Gabee ?!
Merde !
Elle s'approche du lit et me secoue dans tout les sens. Amer, j'émerge de sous la couette. Je dois avoir les cheveux en bataille, j'essaye de les aplatir un peu avec mes mains.
- Tu n'aurais pas pris mon lisseur en céramique par hasard ? me demande t'elle en rejoignant l'encadrement de la porte.
- Peut être. Je ne sais pas, je dis d'un ton endormi –pas étonnant.
Evidement que je sais où il est, ce fichu appareil ! Je le vois d'ici, sur mon bureau entre le dernier numéro du magazine Jeune & Jolie et mon livre d'Espagnol. Et apparemment, Lee le voit, elle aussi.
- Ca ne te viendrait pas à l'idée que je pourrais en avoir besoin, moi aussi ?! me demande elle, l'appareil à la main, en me fusillant du regard.
Non, ça ne me viendrait effectivement pas à l'idée qu'ELLE puisse en avoir besoin parce que quand on regarde ses cheveux si impeccablement lisses, on se demande pourquoi elle a besoin d'un lisseur.
Le lisseur à la main, elle pose sa main sur le mur et s'y appuie. Ce que j'aimerais être aussi jolie qu'elle. Quand je pense qu'elle arrive à être classe en caraco et boxer noir en dentelle Etam. Alors que si une fille normale se baladait un caraco et un boxer à demi transparent à sept heures du matin, on dirait d'elle que c'est une traînée. Non que le caraco face traînée, mais quand même.
Je la dévisage. J'imagine que je dois avoir la bouche ouverte tellement sa beauté m'épate. Son teint est absolument parfait : ni bouton ni point noir, juste une peau de miel et quelques petites taches de rousseurs sur le nez et les joues. Chose qui la rend encore un peu plus extraordinaire. Avez-vous déjà vue une fille aux cheveux chocolat foncés avec des taches de rousseurs ? Moi non. A part elle bien sûre. Mes cheveux sont presque de la même couleur que les siens, en un peu plus sombres.
Sa plastique est parfaite, elle aussi. Un corps de rêve qu'elle n'a pas besoin d'entretenir vu qu'elle ne grossit quasiment pas. Est-ce que vous vous rendez compte qu'elle pèse le même poids depuis trois ans ? Elle mesure environ un mètre soixante et onze. Sans talons.
- Alors... commence t'elle, toujours adossée au mur. Tu as l'intention de sortir avec le fils Cooper ?
Evidement !
- Tu en es amoureuse ? continue t'elle en passant son pied droit sur sa jambe gauche –je parie qu'elle est allée chez l'esthéticienne il n'y a pas longtemps et qu'elle s'est fait épilée.
Oh que oui !
- Gabee ?
- Oui, je sors en revenant subitement à la réalité.
- Oui, tu es amoureuse de lui ? rétorque t'elle en se redressant avec un sourire malicieux.
Elle m'énerve lorsqu'elle fait ça. Parce qu'elle y arrive et pas moi. Et qu'elle le fait naturellement alors que je suis le genre de fille qui s'entraîne à sourire devant sa glace.
- Non !
Idiote ! Mon c½ur ferait des bonds hors de ma poitrine avec le nom de Justin Cooper dessus, que ça ne m'étonnerait qu'à moitié.
- Tu sais, tu peux me le dire... chuchote Lee en venant s'asseoir à côté de moi, sur le lit. Entre s½urs on peut tout se dire, pas vrai ?
Tu parles ! A la minute où tu seras au courant, tu courras tout répéter et tout le lycée saura que Gabrielle Sanchez est amoureuse de Justin Cooper – si ce n'est pas déjà le cas.
Retiens ta langue Gab ! Empêche la de tout balancer !
- Et bien...
Ta gueule ! Tu vas quand même pas tout répéter à ta s½ur, merde !?
- Genre, tu as déjà prévue ton cadeau de mariage ?! me demande t'elle, criant presque.
- Non ! je répète. Je suis pathétique, mais pas à ce point là.
Désolée, mais si, tu es aussi pathétique que ça.
Dés fois j'hésite. Pour la couleur du cabriolet, je veux dire. Vert pomme, c'est joli, exotique et tout... Mais rouge c'est sexy. Sérieusement, qui a-t-il de plus sexy qu'une paire de gant noir en cuir, une petite robe droite Vintage, des lunettes XXL noires et une petite décapotable rouge ? Rien. Ca fait très Audrey Hepburn. Sans le collier en perles blanches. Et le chignon, s'entend.
- Tu me rassures ! lâche t'elle. Parce qu'il n'y a rien de plus pitoyable que les filles qui se font des films !
- Ouais.
Pitoyable, c'est ça. Je cherchais le mot.
- Cela dit, tu as bon goût, petite s½ur, continue t'elle brossant sa frange avec ses doigts. Il est vraiment irrésistible ! Et puis riche aussi...
Je suis au courant. Qu'il est irrésistible, j'entends bien. Parce que je me fiche qu'il soit riche ! Nous ne roulons pas sur la paille non plus, loin de là. Avec tout les fiancés riches que Maman a collectionnés depuis notre naissance, nous avons eu de quoi faire. La preuve : nous habitons une maison plutôt grande avec deux chambres, un salle de bain et un bureau à l'étage, et un salon, une grande cuisine, une salle à manger, un chambre –celle de ma mère- et une salle de bain au premier. Notre jardin est assez grand lui aussi... Je trouve que ça fait un peu « mini villa » Hollywoodienne. Sans la piscine. Et sans le jardinier sexy –genre John Rolland, vous voyez ?
- Tu savais que Papa Cooper était chirurgien esthétique à Los Angeles?!
Oui. Le truc que je ne saisis pas, en revanche, c'est la raison pour laquelle sa mère et Justin sont venus habités ici...
- Les lèvres de Jessica Simpson et le nez d'Ashley Tisdale, c'est lui !
- Ah... dis-je, faussement impressionnée.
- Bon, allez, j'y vais... me dit Leeda en agitant sa main dans mes cheveux, comme si j'étais un chien.
Elle se lève, ramasse le lisseur qu'elle a posé en plein milieu, dans l'encadrement de la porte. De mon côté, je me re-cache sous la couette.
Et si j'étais malade aujourd'hui ?

- Allez, s'il te plait Eva !
C'est la pose déjeunée. Et comme tout les Vendredi, nous sommes sortis pour discuter, sur les marches, à l'entrée du lycée. Elle est à moitié allongée, appuyée sur ses coudes, les yeux fermés et je me tiens assise à côté d'elle.
- Non.
- Eva !! Tu es censée être ma meilleure amie, merde !
- Oui, je sais. Mais je suis aussi la petite amie d'Alex. Et il se trouve qu'on a rendez-vous, Samedi soir.
- T'as qu'à lui dire que tu es occupée...
- Non. Il m'emmène au Paradize, commence t'elle.
Encore !!!
- Il va me présenter à ses parents.
Je pouffe.
- Quoi ? me lance-t-elle en se tournant vers moi, des éclairs dans les yeux.
- Vous sortez ensemble depuis quoi ? Une semaine et demie ?! Je parie que vous ne vous êtes même pas encore embrassés avec la langue.
Les joues d'Eva s'enflamment aussitôt.
- Tais-toi, Miss-cabriolet-vert-pomme !
- Rouge, je la corrige. Finalement je préfère le rouge.
Sa peau reprend sa couleur habituelle.
- Ah bon ? Pourquoi ? me demande-t-elle en refermant les yeux.
- Ca fait Audrey Hepburn, je dis en adoptant la même position qu'elle.
- Ah oui, Audrey Hepburn. Des gants de cuirs et un foulard fluo sur les cheveux...
Je soupire en m'imaginant au volant d'un magnifique petit bijou rouge sur une petite route coincée entre la mer d'un côté et les collines du sud de la France de l'autre. Mes gants de cuir, ma robe droite, mes lunettes noires et mon foulard fluo s'envolant, laissant mes cheveux au vent. Balançant la tête en arrière, un grand rire aux lèvres. Le rêve...
- Tu as l'intention de t'habiller comment ? je demande à Eva après quelques minutes de silence. Pour rencontrer ses parents.
Je ne peux pas m'empêcher de glousser en imaginant Eva face à Monsieur-touffe-de-cheveux-noir et ses parents.
- J'ai repéré une petite robe bleue marine chez Mango.
- Combien ?
- Cher.
- Tu as les moyens de te l'offrir au moins ?
- Non.
- Et Alex ? je demande, sachant pertinemment qu'Eva va s'enflammer.
- Sûrement. Mais il ne me la payera pas, si c'est ce que tu t'imagines...
- Pourquoi ? S'il en a les moyens.
- Je n'ai pas envie d'être une femme entretenue par son petit ami, c'est tout.
Tu parles ! Alors tu vas venir fouiller dans ma garde robe c'est ça ?!
- Tu veux venir voir si tu arrives à trouver ton bonheur dans mon armoire ? je demande, simplement par habitude.
C'est toujours comme ça que ça se passe. Chaque fois qu'Eva a besoin de quelque chose, elle débarque chez moi et repart les bras chargés de vêtements qu'elle n'aurait probablement jamais porté si je ne les lui avais pas prêté...
- Je veux bien. Tu aurais quelque chose d'habillé à me prêter ?
Oh ! Mademoiselle a l'intention de se mettre sur son trente et un...
Dans ma tête, j'essaye de repasser toute ma garde-robe en revue.
- Non, je dis après quelques minutes. Mais...
Oh non, Gabee ! Tu n'as quand même pas fait ça ?! Tu viens de te jeter dans la gueule du loup !
- Quoi ? demande Eva en ouvrant brusquement les yeux.
- Non, non, rien... je réponds en ouvrant un ½il pour l'observer.
Avec un peu de chance...
- Si, il y a quelque chose. Tu as dit « mais ».
- Je n'ai jamais dit ça...
- Si tu l'as dit, Gabee.
- Qui ça ?
- Ben...euh...
Pendant quelques secondes, elle se tait. Peut être que ça a marché.
- Tu essayes de m'embrouiller ? me demande-t-elle en me fixant.
- Est-ce que ça marche ? je dis en guise de réponse en ouvrant l'autre ½il.
- Non.
Merde !
« On ne dit pas Merde, on dit Flûte, quand on est une jeune fille civilisée. » dirait Tante Rose si elle m'entendait.
Si, si, je vous jure que j'ai une tante qui s'appelle Rose et qui porte des colliers de perles et des gants de soies blancs.
- D'accord. Leeda vient de s'acheter une robe bustier bordeaux Versace. Mais je ne peux pas te la prêter... Elle me tuerait si elle l'apprenait !
- Oh allez, Gabee ! S'il te plait !
Eva se met à genoux, les mains jointes.
- Elle n'en saura jamais rien...
Non c'est non ! C'est pas difficile à comprendre, merde !
Je la dévisage. Elle me fait ses petits yeux de chiens battus. Ce que je peux détester quand elle fait ça ! J'ai beau essayé, pas moyen de résister...
- Bon c'est d'accord. Mais tu y fais très attention, OK ? je dis d'un ton grave.
Parce que l'heure est grave mes amis. Si jamais il arrive quelque chose à cette robe, ma tête sera a jamais détachée de mon corps...
- Oh merci, merci, merci !
Eva hurle à m'en exploser les tympans. Je m'affale un peu plus sur les marches car tout le monde nous regarde... Enfin quand je dis tout le monde, je veux parler de David Nicols et de sa petite s½ur.... Comment c'est son nom déjà ? Ah oui, Clémence. Deux gosses de riche vaniteux qui traînent toujours ensemble parce qu'ils estiment que les autres ne méritent pas leur compagnie. Lui porte des chemises Armani classe et des chaussures noires vernis Christian Dior –je ne plaisante pas !- et elle des robes en soie moulante Gucci.
Eva a cessée de hurler et David s'en est retourné à sa lecture. De la poésie. Il ne lit que ça. Clémence, en revanche, continue de nous fixer, et je suis prête à parier qu'elle nous envie. Parce que l'année prochaine, son frère ne sera plus au lycée... Et qu'elle va se retrouver toute seule. J'ai presque pitié d'elle.
Je tourne la tête vers le soleil- en grande partie caché derrières de gros nuages gris, mais bon, c'est un soleil quand même- et referme les yeux. J'enfoui ma tête dans ma veste de cuir noir et respire... Justin Cooper. C'est fou qu'après une journée, elle sente encore cette odeur de cigarette et de parfum Armani ! Je veux dire, elle aurait du s'être évaporée, non ?!
Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre ?
C'est vrai. Le principal, c'est qu'elle soit là –l'odeur de Justin Cooper, s'entend.
J'imagine déjà... Nos corps collés l'un contre l'autre, son souffle dans mes cheveux, ses bras autour de mes épaules, et ma tête sur son torse. Ce serait tellement bon de pouvoir respirer son parfum quand bon me semble !
- Tu imagines ? je lâche à voix haute sans pouvoir me contrôler.
Pas de réponse.
- Hein Eva, tu imagines ? je répète parce que, même si ça m'a échappé, elle pourrait tout de même me répondre –question de principe, vous n'êtes pas d'accord ?
Toujours aucune réponse.
J'ouvre les yeux et tourne la tête dans la direction de mon amie. Disparue. Enfin pas complètement.... En fait, je la vois d'ici, emmitouflée dans le manteau d'Alex tout en l'embrassant. Discrètement, j'essaye de voir s'ils s'embrassent pour de vrai –avec la langue quoi. Apparemment oui, mais il est vrai que je suis un peu loin pour en être certaine.
Ils desserrent enfin leur étreinte et Eva tire Alexandre pars le bras. Une fois arrivés à ma hauteur, elle pousse son petit ami sur les marches et le fait asseoir pour se poser sur ses genoux. J'ai refermé les yeux, mais je les entends qui s'embrassent. Pourquoi la vie est-elle si cruelle ?! POURQUOI ?
- Bon je vais y aller moi, je lance en me levant d'un bon, en essayant de ne pas les regarder se tripoter.
- Déjà ? me demande Eva, surprise. Mais il n'est que quatorze heures quinze, et tu reprends les cours à quinze heures....Pourquoi tu ne reste pas avec nous ?
Parce que je ne tiens pas à vous regarder vous peloter et vous embrasser ! C'est si difficile à comprendre ?!
- Oui, mais....euh... j'ai quelque chose à faire.
Eva se redresse et passe sa main dans l'énorme masse de cheveux qui se dressent sur la crâne de son petit copain.
- Ah oui ?
- Hum, hum. C'est...euh...important. D'ailleurs je suis déjà en retard !
Je file avant qu'elle n'ait le temps de répliquer quelque chose.
- On se voit ce soir de toute façon ! je hurle en m'éloignant.
Bon, maintenant, il ne me reste plus qu'à trouver quelque chose à faire pendant les quarante-cinq prochaines minutes. Facile...



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1oo com's ?

# Posté le dimanche 03 février 2008 10:37

Modifié le dimanche 17 février 2008 06:56